Menu

Blog

Articles 21 à 30 sur un total de 68

Voir10
Page :
  1. 1
  2. 2
  3. 3
  4. 4
  5. 5

RABAT - SALÉ

Rabat, capitale du Maroc, est le cœur administratif du pays. C'est aussi un centre commercial important où est exposée et vendue la production artisanale de l'ensemble du pays.

Rabat, capitale du Maroc, est le cœur administratif du pays. C'est aussi un centre commercial important où est exposée et vendue la production artisanale de l'ensemble du pays. Mais la perle de Rabat est sa production de très beaux tapis à dominante rouge, fleuron des tapis citadins au Maroc.

Rivale de Rabat, Salé n'est séparée de sa jumelle que par le fleuve Bou Regreg. La ville s'est rendue célèbre par ses intrépides et redoutables corsaires, qui, dit-on, remontèrent jusqu'à Terre Neuve. Aujourd'hui, la ville s'est assagie et sa notoriété est due à sa production de céramiques de qualité.

Les céramiques

La cité des potiers de Salé, qui regroupe une vingtaine d'ateliers, est de construction récente et permet aux artisans de travailler dans des conditions optimales. Même si la technique du moulage, qui permet une production en grande série, a fait son apparition, les pièces sont généralement d'excellente qualité. L'argile est bien façonnée, les pots sont solides sans être lourds, les formes traditionnelles bien exécutées.

La matière première est un mélange de trois terres : la terre à briques, qui contient du sable, l'argile d'Oujla, reconnue pour son exceptionnelle plasticité et un mélange particulier pour la céramique émaillée fait d'argile rouge, d'argile blanche et d'une terre d'alluvions d'un oued ramassée à un mètre de profondeur. Le malaxage des trois terres se fait au pied.

Les maîtres-potiers mettent un point d'honneur à construire eux-mêmes leur four. Des branches d'eucalyptus servent de combustibles aux trois fours à bois. Chaque four est toujours utilisé pour un usage particulier : l'un pour les briques, l'autre pour les objets utilitaires, le troisième pour la céramique. Cette dernière est cuite deux fois, la deuxième cuisson servant à fixer l'émail.

Les poteries slaouis se reconnaissent à leur grande sobriété de forme et de couleur. Leurs teintes discrètes sont posées sur un engobe blanc, vert d'eau, bleu pâle ou brun. Les anciens potiers préparaient leurs propres couleurs; la composition des pigments était un secret qui ne se transmettait que de père en fils. De nos jours, les vieux colorants naturels ne sont plus utilisés. Les motifs sont assez éclectiques (berbères, andalous). Contrairement aux poteries de Fès, très lisses, les contours des motifs sont, à Salé, gravés en creux.

Les tapis

La composition artistique de ce tapis se traduit par un encadrement du champ formé de plusieurs bandes, le nombre de bandes variant dans les tapis anciens de 3 à 7. Chaque bande porte le nom du motif qui la décore. Le médaillon central qui caractérise certains tapis orientaux est complètement modifié pour donner naissance à un semis au rapport très allongé.

Les arcs triangulaires qui délimitent le champ intérieur du tapis rompent admirablement la brusquerie des angles, tout en accentuant la perspective. L'arc ferme le champ intérieur du tapis soit à une seule extrémité - dans ce cas il reproduit la composition du tapis de prière - soit au niveau des deux extrémités et, dans ce dernier cas, l'arc peut présenter des degrés semi- réguliers.

L'inspiration des tisseuses marocaines des tapis d'Orient peut se limiter dans un certain sens uniquement au niveau ornemental, les éléments de décor encore utilisés dans les tapis citadins ayant subi des transformations radicales. Les tisseuses marocaines avides de créativité changent et interprètent des motifs selon leur propre conception, ces motifs transformés ont également pris des noms et des appellations locales.

Plus d'info

AZROU

Azrou, dont le nom signifie "rocher" en tamazghit, se niche dans le Moyen Atlas à plus de 1200 mètres d'altitude, au croisement des routes de Fès, Meknès, Khénifra et Midelt.

Azrou, dont le nom signifie "rocher" en tamazghit, se niche dans le Moyen Atlas à plus de 1200 mètres d'altitude, au croisement des routes de Fès, Meknès, Khénifra et Midelt. Avec ses maisons de torchis ornées de tuiles vertes et vernissées, son climat tempéré, cet antique village berbère reste le point de départ idéal pour de nombreuses randonnées.

Marché principal de la tribu des Béni M'Guild, la ville doit sa notoriété à une coopérative artisanale très active qui a donné un essor spectaculaire aux fabrications traditionnelles. Les tapis berbères forment la base de la production. Les ressources forestières ont également permis aux artisans d'Azrou de se spécialiser dans le travail du bois.

Les tapis

Azrou est le marché principal de la tribu des Béni M'Guild, des Berbères Sanhaja faisant partie de la confédération des Oumalou. Le fondateur de la tribu fut le cheikh Al Mekki Al-Moahidi. En 1820, il prend possession d'un territoire abandonné par les Zemmours, alors descendus vers les plaines. Les Béni-M'Guild avanceront jusqu'aux villes d'Azrou et Aïn-Leuh. Une grande partie de ce peuple nomade se sédentarisera vers 1970.

De qualité robuste, les tapis berbères des Béni M'Guild sont des tapis dits "laine sur laine"; le matériel utilisé pour la chaîne et les fils de trame est presque toujours constitué de laine brune ou noire. Les rangées de nœuds - 80 000 points en moyenne au mètre carré - sont séparés de deux à six fils de trame, les chefs sont très étroits et lâchement tissés.

Les tapis des Béni M'Guild ont une teinture garantie. Les uns, de couleurs vives, ont un fond ocre ou rouge, comme la terre du Moyen Atlas, et sont généralement rasés. Les autres, à fond blanc, sont plus rares; discrètement rehaussé d'ocre ou de brun (parfois aussi de tons pastels), ils gardent une longue toison. Ces deux catégories de tapis ont en commun leur dessin exclusivement géométrique et l'absence de motifs d'encadrement.

La composition artistique utilise souvent un seul thème pour le décor de la totalité du champ, l'élément d'usage est normalement le losange exécuté en quadrillage; pour certains tapis les losanges marrons sont concentriques. Les Aït Abdi, fraction des Béni M'Guild, utilisent des bandes transversales qui séparent le champ en deux ou plusieurs compartiments. Ils ont également un très grand penchant sur les compositions en damier. Chez les Irklaoun on trouve également des compositions en chevron.

Le travail du bois

Bien que l'art de la statuaire s'épanouisse aussi à Marrakech et à Tanger, c'est à Azrou qu'a été créé le premier atelier de sculpture. La matière première utilisée par les artisans est le cèdre, l'acajou et le noyer. Afin d'éviter que le bois ne joue, celui-ci est stocké pendant plusieurs années avant d'être travaillé.

Les sculpteurs façonnent en moyenne deux pièces par jour lorsqu'il s'agit de petits animaux. Les pièces plus massives demandent environ une semaine de travail. Les artisans utilisent une herminette pour dégrossir le bois, une gouge et un maillet pour évider, des burins, des scies, et un vilebrequin pour dessiner les yeux. Les oeuvres sont poncées à la râpe et au papier de verre, on les finit à l'encaustique et à la peau de chamois.

Le singe qui, curieusement, vit dans la région, est souvent représenté. On trouve également l'aigle, le flamant rose, le cerf... Les artistes sculptent parfois des hommes au travail, des femmes portant enfant ou jarre, ainsi que des vases à anses multiples d'un seul tenant d'où pendent des anneaux faisant chaîne et que l'on croirait soudés s'ils n'étaient en bois.

Plus d'info

CASABLANCA

Première ville du pays par la taille, Casablanca n'a aucune vocation touristique. Toutefois, elle garde un charme réel grâce à un très bel ensemble d'architecture art-déco.

Première ville du pays par la taille, Casablanca n'a aucune vocation touristique. Toutefois, elle garde un charme réel grâce à un très bel ensemble d'architecture art-déco. Depuis 1993, la splendide mosquée Hassan II, un des joyaux de l'islam, est venue compléter le patrimoine architectural de la ville.

Capitale économique du Royaume, Casablanca n'est pas classée parmi les premières villes en matière d'artisanat traditionnel. Cependant, de petits métiers qui tiennent autant de l'art (pop'art) que du bricolage sont en train de naître : cordonniers, soudeurs, ferblantiers... Dans la région casablancaise, on notera l'importance du tapis de Médiouna, très proche du tapis de Rabat.

Le tapis de Médiouna

Le tapis citadin de Médiouna ou de Rabat possède en général une longueur très disproportionnée par rapport à sa largeur. C'est une simple adaptation du format du tapis aux dimensions des chambres marocaines construites selon une architecture andalouse.

Le tapis de Médiouna d'inspiration orientale se singularise par l'importance accordée au champ central, contrairement au tapis de Rabat.

Son champ est plus garni et porte souvent plusieurs médaillons.

Plus d'info

SAFI

Port de pêche situé sur l'Atlantique, Safi est réputée pour sa faïence aux couleurs bleutées héritée des potiers fassis venus s'y installer au 19ème siècle.

Port de pêche situé sur l'Atlantique, Safi est réputée pour sa faïence aux couleurs bleutées héritée des potiers fassis venus s'y installer au 19ème siècle. En effet, dès 1875, la poterie citadine de Safi, servie par une argile locale d'une qualité exceptionnelle, prend un nouveau visage lorsqu'un potier de Fès, Mohammed Langassi, y installe un premier atelier de faïence.

Aujourd'hui, la poterie safiote a acquis une réputation internationale. On produit à Safi toutes sortes d'objets façonnés au tour ainsi que des tuiles à l'ancienne, très demandées au Maroc. Des artisans réunis en coopérative, ont créé un centre d'apprentissage et ouvert une galerie d'exposition-vente.

La poterie

En 1875, un maître potier venu de Fès, Mohammed Langassi, introduit à Safi la faïence à décor polychrome lustrée d'or, gloire des céramistes fassis. De son atelier sortent de très belles pièces décorées dans le plus pur style marocain de tradition hispano-mauresque, glacées de ce lustre bleuté ou doré en honneur dans sa ville natale. En 1918, le potier Boujmaa el Lamali apporte une touche personnelle avec des formes héritées de l'Antiquité méditerranéenne. Lamali saura renouveler le décor floral ou géométrique dans l'esprit du décor traditionnel. Cet élan anime encore les faïenciers de Safi. Les fabriques de poterie sont toutes groupées dans le quartier de Bâb Chaâba. En ce qui concerne la technique, la fabrication des poteries safiotes comporte cinq stades successifs :
  1. L'argile brute, imprégnée d'eau, est d'abord travaillée par les tourneurs.
  2. On la laisse sécher avant d'appliquer un engobe à base de kaolin d'origine française qui donne à la poterie un aspect blanc. On laisse de nouveau sécher et l'on procède à une première cuisson; le refroidissement prend deux jours.
  3. Vient ensuite la décoration au pinceau : chaque artisan a ses motifs propres, des dessins à base de courbes, ni linéaires ni florales, qui offrent une symétrie classique.
  4. L'émaillage, qui donne à la poterie sa couleur et son éclat, est spectaculaire : d'énormes bassins alignés dans une cour contiennent un liquide d'un brun plus ou moins foncé que l'on appelle "jus de figue" et qui donnera suivant le dosage différentes couleurs.
  5. Le dernier stade consiste en une deuxième cuisson qui fixe l'émail et la couleur. La poterie safiote est polychrome. Pour leur faïence, les potiers de Safi utilisent des émaux aux coloris éclatants, à base d'oxyde d'antimoine brun mordoré qui fait scintiller les objets de reflets métalliques.
Les potiers de Safi, produisent également des tuiles vernissées sur les trois-quarts de leur longueur. Ces tuiles sont cuites dans un four sur lequel on place un moule cylindrique. En coupant la poterie ainsi obtenue en deux, on obtient deux tuiles. Depuis que le roi Hassan II, lors du colloque de Marrakech en 1981, a insisté sur l'importance des éléments décoratifs purement marocains dans l'architecture, les potiers de Safi n'ont pas arrêté de produire ces tuiles d'un beau vert vif et foncé qui couvrent de nombreux édifices. Néanmoins, tuiles ocres et brunes son également produites en abondance.Plus d'info

MARRAKECH

Marrakech est la capitale du sud marocain. Sa couleur rose-ocre lui a donné le surnom de ville rouge.

Marrakech est la capitale du sud marocain. Sa couleur rose-ocre lui a donné le surnom de ville rouge. Fondée vers la fin du 11ème siècle par Youssef Ben Tachfin, déclarée capitale d'un empire incluant le sud de l'Espagne, Marrakech possède à travers ses monuments, ses métiers, son mode de vie, une double-identité berbère et arabe, africaine et andalouse, moyenâgeuse et moderne.

Cette ville légendaire, située à la croisée des anciennes routes caravanières, est devenue le temple du commerce et de l'artisanat. Son nom évoque sa médina avec tout ce que cela comporte de métiers. La réputation de son artisanat dépasse les frontières du Maroc. La ville se distingue dans l'art de la maroquinerie et le travail du cuivre.

La maroquinerie

Les cuirs utilisés à Marrakech sont ceux que l'on utilise dans toute l'Afrique du Nord : peaux de veaux, vaches, chèvres, chameaux. La technique du travail du cuir nécessite plusieurs étapes, dont celle de la préparation de la matière première.

Les délaineurs et les tanneurs de Marrakech ont un fondouk qui leur est réservé. Les délaineurs reçoivent les peaux ensanglantées, les lavent, les battent et les mettent à sécher. Ils cousent les parties déchirées. Après avoir fait un mélange de chaux et de sulfure en paillettes qu'ils achètent chez les tanneurs et qu'ils appellent du poison, ils en placent une bonne quantité sur la peau du côté opposé à la laine, ils replient la peau en un petit paquet carré avec le produit à l'intérieur et laissent agir trois ou quatre heures. Ils placent ensuite la peau sur un pieu planté obliquement et, avec des gants et un bout de bois, ils frottent la peau : la laine s'enlève très facilement. Le mélange de chaux et de sulfure est récupéré, on y ajoute simplement à nouveau du sulfure pour recommencer l'opération. A la longue, la chaux prend une couleur gris foncé.

A Marrakech, on fabrique dans le cuir de vache, des cartables, des sacs, des chaussures... Dans le cuir de chèvre (refendu ou rendu chauve à l'envers) , on exécute des poufs, des babouches, des ceintures, des sous-main, liseuses, portefeuilles, sacs à main légers, dessus de boîte à bijoux...

Les grands coussins des salons à la marocaine sont entièrement cousus à la main, brodés avec des fils de soie ou des fils de cuir colorés. Les coutures sont doublées et l'invention est permise : motifs latéraux en cuir bicolores, feuilles d'or pressées... Des selles sont fabriquées ainsi que de grands sacs fourre-tout que les chameliers utilisent encore.

Depuis quelques années, toute une petite industrie du vêtement en cuir de mouton (imitant les vestes afghanes) est florissante.

Le saviez-vous ?

Il existe une placette dans un souk hebdomadaire de Marrakech où se négocient... les fientes de pigeons! En effet, rien de tel que cette mixture à forte teneur en acide pour délainer une peau de mouton. Saluons l'inventeur de cette recette pour son génie du recyclage!

Le travail du cuivre

La dinanderie est un artisanat pratiqué à grande échelle à Marrakech. Tout un quartier de la Médina consacre ses activités au travail des métaux au premier rang desquels vient le cuivre extrait dans le Sud, exporté brut puis réimporté sous forme de grandes feuilles d'épaisseurs et de dimensions variées.

Les techniques de travail sont les mêmes qu'à Fès. On peut dire que les objets en cuivre sont plus somptueux à Marrakech qu'à Fès. On y découvre encore des plateaux et aiguières de cuivre incrustés d'argent. Mais les matières premières coûtent de plus en plus cher et pièces de qualité ne sont pas faciles à trouver.

On trouve encore d'immenses théières, brillant au soleil et ajourées d'argent, des seaux sur lesquels des calligraphies arabes sont incrustées, des plateaux au décor floral ou géométrique, des cadres de miroirs où jouent les tons rouge et or... De très beaux lustres, lanternes et heurtoirs ornent également des monuments tels que la mosquée Karaouine ou le Palais Royal.

On ne travaille presque plus au burin pour graver les motifs; on fait de l'estampage avec des matrices qui servent de repoussoir, sous les coups de martelet des artisans qui font ainsi un travail plus rapide et régulier.

Plus d'info

ESSAOUIRA

Ancienne Mogador, déjà célèbre à l'époque romaine, Essaouira fut construite au 18ème siècle sous l'impulsion du sultan alaouite Mohammed Ben Abdallah.

Ancienne Mogador, déjà célèbre à l'époque romaine, Essaouira fut construite au 18ème siècle sous l'impulsion du sultan alaouite Mohammed Ben Abdallah. Etendue le long de l'océan atlantique, caressée par un vent qui fait le bonheur des surfeurs, Essaouira dégage une magie qu'elle doit, en particulier, à son "aura" artistique. La quiétude de la ville, la beauté du site et sa splendide luminosité... autant d'éléments qui n'ont cessé d'attirer et d'inspirer les artistes.

La ville est également reconnue pour ses bijoux travaillés en filigrane et sa marqueterie en thuya.

Les bijoux

Essaouira est réputée pour la qualité de ses bijoux en filigrane en or et en argent. Le souk des bijoutiers y est extrêmement achalandé. Plusieurs kilos d'or se vendent chaque année à Essaouira et de nombreux bijoux y sont poinçonnés. Pourtant, aucun artisan n'y travaille plus l'or. Les douze bijoutiers juifs qui travaillaient l'or sont partis, seuls trois artisans apparentés à ceux de Tiznit continuent à travailler l'argent.

Les artisans des bijoux en or étaient généralement de confession juive. La gamme de bijoux fabriqués étaient très étendue : diadèmes, bracelets, colliers à rosaces d'or ajourées, broches, pendentifs et boucles de ceinture, etc. Les rubis, les grenats, les émeraudes, souvent rapportés de la Mecque par des parents ou des amis ajoutent leur couleur à celle de l'or et se mêlent quelquefois aux émaux.

La symétrie est de règle dans l'ornementation. Les dessins floraux de l'expression citadine y sont largement exploités. Ils se mêlent aux festons compliqués, aux entrelacs et aux courbes, que la gravure, la ciselure, le filigrane, le repoussé, produisent à profusion, donnant un éclat remarquable à la parure citadine.

La marqueterie

Les ébénistes d'Essaouira se sont fait une spécialité du thuya incrusté. Les incrustations sont le plus souvent réalisées en citronnier, très pâle, en bois brûlé, acajou, ébène de Macassar ou noyer avec des ajouts de nacre, des fils de cuivre ou d'argent, se détachant élégamment sur le fond brun-rosé du thuya, délicatement parfumé. On marquette souvent de la racine de thuya dans du tronc. Le résultat donne une marqueterie très contrastée, la racine étant beaucoup plus sombre.

Les motifs, en marqueterie, sont d'abord tracés avec des gabarits, puis gravés au ciseau. Les bandes de bois de placage sont souvent extrêmement minces. L'ensemble est complété par de la nacre et des fils d'aluminium autour d'un motif peint en rouge et vert pour imiter la marqueterie : il est aplati au marteau, ce qui l'élargit. Après avoir bouché tous les petits trous avec de la sciure de bois et de la colle, on rabote et on ponce au papier de verre. Le piétement est travaillé à part, généralement en bois d'acajou. Polissage et vernis assurent la finition de l'ouvrage.

En plus des objets usuels, tels que coffres, tables et fauteuils, les artisans font preuve d'innovation et conçoivent une foule de petits objets : boîtes ou coffrets incrustés d'ivoire, roseau transformé en boîte à khôl... Toutes les fantaisies sont permises : deux bouts de bois forment le corps d'une poupée, trois taches de couleur transforment une petite tige en personnage de jeu d'échecs.

Ces dernières années la production a explosé, entraînant une raréfaction des belles loupes et une baisse de la qualité du travail. La demande n'a pas suivi et les prix ont chuté, menaçant à terme la survie de nombreux artisans. Le bois souvent travaillé alors qu'il est encore trop "vert", a tendance à jouer en séchant : aussi vaut-il mieux éviter d'acheter de trop grosses pièces.

 Plus d'info

OUARZAZATE

Ouarzazate est située à 1 160 mètres d'altitude sur l'oued du même nom. Construite en 1928, cette ville de garnison, devenue la capitale administrative de la région du Drâa, bénéficie d'une situation géographique exceptionnelle.

Ouarzazate est située à 1 160 mètres d'altitude sur l'oued du même nom. Construite en 1928, cette ville de garnison, devenue la capitale administrative de la région du Drâa, bénéficie d'une situation géographique exceptionnelle. Postée sur un vaste plateau désertique, elle offre un contraste frappant avec les cimes neigeuses du Haut Atlas tout proche. Aujourd'hui, grâce à un important complexe hôtelier, Ouarzazate est devenue l'escale idéale pour tous les voyageurs désireux de se rendre dans les vallées du Dadès et du Drâa.

Un centre artisanal abrite plusieurs ateliers où sont façonnés et commercialisés quelques produits de l'artisanat local dont les célèbres tapis "Ouzguitas" de la tribu des Aït Ouaouzguite.

Les tapis Ouzguitas

La région des Aït Ouaouzguite se centralise autour du Mont-Siroua du Haut-Atlas. Les Aït-Ouaouzguites sont rassemblés en une confédération qui comprend une vingtaine de sous-tribus. Quelques-unes unes d'entre elles sont connues pour leurs tissages ruraux traditionnels.

Les Aït Ouaouzguite élèvent une race de moutons appelée Aït-Barka dont ils prélèvent la laine. Cette matière première est une laine soyeuse dotée de longues fibres qui donnera une partie de leur spécificité aux tapis ouzguita. Ils se distinguent également par leurs couleurs vives obtenues à l'aide de matières tinctoriales locales.

30 % de la production des tapis ouzguita se localise dans le territoire des Aït Ouaya dont la capitale est Amerzeggane. Les tapis des Aït Ouaya sont polychromes et noués avec le nœud symétrique sur deux fils de chaîne. Les rangées de nœuds sont séparées par quatre à six fils de trames. La composition artistique se limite dans les tapis anciens à l'usage de chaînes de petits losanges disposés dans le sens de la longueur; le champ est coloré soit en jaune, rouge, noir ou marron.

70 % de la production Ouaouzguite est réalisée par diverses tribus (Aït Tidili, Aït Abdallah, Ait Semgane, Aït Zenaga, Aït Tamassin, Aït Maghlif, Aït Khouzama, Aït Oubiel, Aït Ouagharda, Amer, Aït Dochen). Tous ces tapis sont des oeuvres d'art, chaque pièce possédant un charme propre. Le nœud utilisé est symétrique. Entre les anciennes pièces et les plus récentes, les rangées de nœuds varient entre deux et quatorze duites. Le velours est très court (1,5 cm de hauteur) et de ce fait les tapis sont très légers par rapport à ceux du Moyen Atlas, 1,5 Kg au m2 en moyenne.

La composition artistique de ces tapis est très diverse. Chez les Aït Abdallah l'usage de fond noir est très fréquent, les plus beaux hanbels des Aït Abdallah ont un fond noir, le champ est entouré d'une bande nouée ornée de motifs en jaune, rouge blanc et noir; le champ est souvent traversé transversalement par la même bande.

Les Aït Tamassine ont souvent un champ rouge clairsemé de petits motifs et parfois centré d'un médaillon carré; certains tapis sont confectionnés avec des trames de couleurs différentes qui ne sont visibles que sur le verso du tapis.

Chez les Aït Amer on trouve souvent des tapis dont la conception du champs est à l'image du tapis de Rabat. Cette tribu produit aussi des tapis à fond bleu. La tribu des Aït Semgane et surtout celle des Aït Ouagharda produisent des tapis d'une très grande finesse. Ce sont des tapis ayant un cadre formé de trois à cinq bandes. Le centre est décoré d'un médaillon sous forme de losanges imbriqués et concentriques, le champ est également compartimenté ( 2 à 5 compartiments ).Plus d'info

AGADIR

La région d'Agadir est connue pour ses bijoux berbères. Les artisans de Taroudant, Tiznit ou Immouzer, produisent des pièces d'une grande pureté de lignes.

La région d'Agadir est connue pour ses bijoux berbères. Les artisans de Taroudant, Tiznit ou Immouzer, produisent des pièces d'une grande pureté de lignes. Les plus belles pièces sont en argent, d'autres sont en bronze. Les dessins sont géométriques et les motifs parfois floraux. La verroterie et la cire de couleur y remplacent souvent la gemme et l'émail.

TAROUDANT

Située à l'intersection de la vallée du Souss et des montagnes du Haut-Atlas, Taroudant, la "petite Marrakech", donne un excellent aperçu du Sud marocain. Première capitale des Saadiens au 16ème siècle, refuge des princes rebelles, convoitée par les tribus du Sud, Taroudant tient une place importante dans l'histoire du Maroc. Réputée pour son artisanat et ses bijoux berbères, elle attire de nombreux touristes venus d'Agadir.

Dans une des ruelles de la médina, des bijoutiers travaillent le cuivre et l'argent. Autour de leur forge, ils s'activent, maniant l'enclume et des creusets de tailles différentes. La technique de la nielle se pratique avec une rare précision sur des plaques laminées très fines présentant des cabochons en pâte de verre rouge lie-de-vin (à l'origine grenat).

C'est la technique du moulage qui a leur préférence : moules en seiche pour les bagues, en terre pour les petites sculptures coulées à la cire perdue. Pour les gros bracelets inspirés des bijoux anciens, les artisans utilisent deux anneaux de fer, identiques qui se posent l'un sur l'autre. A l'intérieur de ces anneaux, on réalise deux moules en terre superposés en ménageant un trou pour y couler l'argent en fusion. La forme de ces anneaux est ronde lorsqu'il s'agit de bracelets coulés d'une seule pièce, elle est plus allongée lorsqu'il s'agit de colliers aux "éléments soudés". Ces petits tubes soudés les uns aux autres dans des cadres d'argent massif donnent un aspect "nid d'abeille" aux bijoux. Le décor est remplacé par des rosaces centrales émaillées turquoise et jaune.

Les bracelets de cheville sont sculptés à la main ou coulés à la cire perdue. On les "fignole" à la main. Ces bijoux sont peu portés. La khamsa ou main bénéfique (pouce plaqué contre les autres doigts) est également un bijou moulé. Les bijoutiers ouvragent aussi les crosses, les bagues de cuivre ou d'argent; les canons des vieux fusils de fantasias.

TIZNIT

Les fibules Chtouka se remarquent par leur rare élégance. Coulées en sable et regravées, elles présentent un motif similaire aux croix des coptes d'Egypte.

IMMOUZER

Nichées au pied du Haut-Atlas à 1 250 m d'altitude, les petites maisons blanches d'Immouzer dominent une belle palmeraie. La ville est la "capitale" d'une confédération de tribus berbères, les Ida Outanane, qui jusqu'en 1927 vécurent en marge du pouvoir central. La technique remarquable des Ida Outanane et des Ida Oultit est très particulière. Les artisans de ces tribus mélangent les émaux cerclés vert et jaune, la nielle et la gravure. La technique de l'émail s'est perdue. L'usage (plus simple) des cires colorées s'est imposée. En effet, l'émail fond à une température minimale de 820°C alors que l'argent fond à 700°C. Les fibules de cette région, de forme triangulaire isocèle, peuvent atteindre jusqu'à trente centimètres de côté.

Plus d'info

GOULIMINE

Ce fut, du Xe au XIXe siècle, un grand centre commercial en relation avec Tombouctou, sur la route des caravanes en provenance du Niger, du Mali et du sénégal.

Ce fut, du Xe au XIXe siècle, un grand centre commercial en relation avec Tombouctou, sur la route des caravanes en provenance du Niger, du Mali et du sénégal. L'or, les épices, les étoffes et les esclaves y transitaient. On l'appelait la "ville des hommes bleus", car elle était autrefois fréquentée par de nombreux chameliers nomades du Sahara aux vêtements de couleur indigo.

Un souk de chameliers a lieu chaque samedi à une dizaine de Kilomètres au sud-est de la ville. Tôt le matin, on peut y admirer des membres des tribus berbères avoisinantes vêtus de costumes traditionnels. Une foire aux chameaux se déroule en juillet qui fut, jusque dans les années 1930.

Plus d'info

Le travail du Bois

Les diverses techniques du bois - bois peint, bois sculpté,bois tourné, marqueterie - sont utilisées en architecture et dans l'ameublement. Les bois les plus employés sont le noyer du Haut Atlas, le thuya, le cèdre, tous les bois blancs modernes et les agglomérés.

Plus d'info

Articles 21 à 30 sur un total de 68

Voir10
Page :
  1. 1
  2. 2
  3. 3
  4. 4
  5. 5