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Le bois peint

Les diverses techniques du bois - bois peint, bois sculpté,bois tourné, marqueterie - sont utilisées en architecture et dans l'ameublement. Les bois les plus employés sont le noyer du Haut Atlas, le thuya, le cèdre, tous les bois blancs modernes et les agglomérés.

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Le bois sculpté

Que ce soit dans le domaine de l'architecture, de l'ameublement (coffres) ou de la décoration, les outils et les techniques utilisées pour le bois sculpté sont identiques. Les artisans ont tous la même attention dans le coupage et l'assemblage du bois et perpétuent ainsi les gestes ancestraux de la menuiserie. Le bois sculpté peut être peint, mais cela est très rare.

Outils

Tenailles, scie, marteau, rabot, ciseau.

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Le bois tourné

Le plus bel exemple de bois tourné est le fameux moucharabieh. Le cèdre est l'essence de bois la plus fréquemment utilisée, mais l'ébène, le citronnier, le thuya ou le noyer peuvent également être employés. La dextérité et la rapidité du "merraï", l'habileté de son pied à tenir l'outil, laissent le profane muet d'étonnement et d'admiration...

Matière première

Baguettes de bois qui seront tournées de manière à obtenir une succession de cubes et de bobines.

Le saviez-vous ?

On raconte que l'odeur du cèdre, nommée par les artisans "nesma du bonheur", fera disparaître toute angoisse chez celui qui plongera son nez dans une poignée de sciure.

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La marqueterie

La marqueterie, qui offre au regard une belle mosaïque, orne principalement des meubles, des éléments décoratifs, des jeux d'échecs et autres petites boîtes en cèdre, en thuya ou en chêne. Un bon nombre de produits sont incrustés de bois de marqueterie contrastés, de nacre, de corne ou d'os. Les ateliers d'Essaouira sont connus pour la virtuosité de leurs artisans; l'outil principal sans lequel la finesse de l'exécution ne serait pas possible est... une loupe! L'artisan joue sur la finesse des contrastes, les différents bois offrant des nuances aussi fines que les quarts de tons en musique.

Matière première

On utilise des bois fins : citronnier, ébène, ara ainsi que de la nacre, de la corne et de l'os.

Outils

Ce sont ceux des graveurs sur bois : petite scie, grande lime, mèches pour faire des trous, poinçons.

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L'histoire du bois

Pour les Marocains, le travail sur bois a toujours symbolisé la fraîcheur et l'intimité de la maison. Tradition citadine par excellence, le travail du bois doit son essor à diverses influences, notamment andalouses et surtout orientales pour le bois tourné (moucharabieh) et la marqueterie. Mais il faut attendre le 12ème siècle et les Mérinides venus des steppes orientales pour que travail du bois sculpté devienne un art à part entière.

Les forêts de pins et de cèdres, les vergers, les oliveraies, ont favorisé la naissance d'une longue tradition du travail du bois. Après l'influence babylonienne qui apporta la technique de la marqueterie, l'influence andalouse fut certainement une étape essentielle de l'histoire du bois. Les techniques s'affinèrent jusqu'à transformer les pièces travaillées en véritables oeuvres d'art.

Toutefois, ce sont les Mérinides (13ème siècle) qui mirent à l'honneur la sculpture sur bois. Ils l'utilisaient dans les parements muraux, corniches, consoles, linteaux et plafonds de cèdre. C'est un art dont la pratique se raréfie. A Tétouan, Salé, Essaouira, Meknès, on confectionne toutefois des arcs d'alcôves, des lustres de mosquées. La tradition de la stalactite se perpétue. On a coutume de peindre de grands panneaux destinés à parer les portes intérieures et les plafonds. Les motifs, généralement floraux, qui ornent les armoires, les étagères et certains coffres, prennent - légèrement souligné de blanc ou de noir - plus de relief. Le cèdre est utilisé pour ses multiples qualités dans l'artisanat architectural. A la fin du siècle dernier, on fabriquait pour les palais de Fès des portes massives en cèdre pouvant peser jusqu'à 300 kg. A la même époque, à la campagne, les solides portes de greniers, hautes de 70 à 100 cm, , étaient épaisses de plusieurs centimètres et parfois sculptées. Elles sont actuellement très prisées par les amateurs.Plus d'info

Le cuir

Le travail du cuir se caractérise par un certain nombre de techniques, qui demandent pour la plupart une extrême délicatesse d'exécution. Un geste maladroit de la part de l'artisan et la pièce qui aura demandé plusieurs heures de travail ne pourra plus être vendue. Les milliers de moutons, chèvres, vaches, dromadaires abattus pour la consommation de viande fournissent une abondante matière première pour les maroquiniers. Les peaux de chèvre et d'agneau sont les plus appréciées pour leur souplesse. Après le tannage, intervient le travail des maroquiniers. Le cuir peut être excisé (Marrakech), orné de dorures, de broderies en soie, ou d'incrustations de lanières de couleurs. Voir notamment la fabrication des poufs et des babouches.

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Le tannage

Les délaineurs et les tanneurs constituent les premiers maillons indispensables de la chaîne du travail du cuir. Le tannage des peaux, sans outillage, exige énormément de travail. Métier difficile, il reste néanmoins une activité qui emploie plusieurs milliers de personnes. Bien que des techniques plus récentes aient fait leur apparition, des tanneries traditionnelles existent encore à Fès, Marrakech, Azni, Beni Mellal et Rabat.

Délainage

Les peaux sont trempées dans l'eau de rivière afin de leur redonner leur humidité; ensuite, les peaux sont débarrassées de leur laine ou de leurs poils, puis, on les trempe dans un bain de chaux qui dissout les derniers éléments organiques après trois semaines de macération, les peaux sont rincées à grande eau, afin d'éliminer les dernières adhérences sur le côté chair, on procède au décharnage qui consiste, à l'aide d'un couteau, à éliminer les peaux des mauvais morceaux dont les pattes et la graisse. Le produit ainsi obtenu, la "peau en tripe", est prête pour le tannage.

Tannage

La peau réduite à sa fibre est plongée dans un bain avec des matières tannantes (écorces broyées de grenadier et de mimosa). Ce tannin cimente les fibres de la peau en tripe et la transforme en cuir. Ces peaux "au naturel" prennent alors une légère couleur ocre.

Le saviez-vous ?

Il existe une placette dans un souk hebdomadaire de Marrakech où se négocient... les fientes de pigeons! En effet, rien de tel que cette mixture à forte teneur en acide pour délainer une peau de mouton. Saluons l'inventeur de cette recette pour son génie du recyclage!

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Les techniques du cuir

Que ce soit pour les petits objets en maroquinerie (portefeuilles, sacoches) ou pour les grandes pièces (poufs, selles), le travail du cuir fait appel à de multiples techniques. Voici quelques uns des outils et des procédés fréquemment utilisés.

Cuirs excisés

A Marrakech, le cuir est excisé, c'est-à-dire que l'on enlève la fleur en certains endroits. Les motifs réservés dans la couleur initiale s'enlèvent alors sur un fond blanchâtre. Ce procédé très simple, originaire de la Mauritanie, du Sahara et du Soudan, n'a toutefois pas été importé à Marrakech avec les thèmes géométriques ou linéaires particuliers à ces régions.

Cuirs brodés

La technique de la broderie sur cuir consiste à prendre une étroite bande de cuir, laquelle, utilisée comme un fil, produit un effet de relief. Cette bande de cuir est souvent mélangée à des pièces de cuir peintes et polychromes. Le noir, rouge et vert et jaune contrastent avec des couleurs plus subtiles qui sont du meilleur effet. L'ornementation du cuir brodé foisonne d'arabesques florales. Ce sont des enroulements feuillés et fleurés, symétriques dans les grandes compositions qui partent de palmettes et d'écailles. S'y ajoutent quelques polygones étoilés.

La reliure

La reliure, art essentiellement citadin, est connue et réputée au Maroc depuis plusieurs siècles. Fès et Marrakech sont les centres les plus spécialisés dans ce domaine. Elle s'applique aux ouvrages les plus variés, mais c'est le Coran qui suscite la plus grande attention et le plus d'innovations de la part des artisans relieurs. Des filets d'or sont incrustés dans le cuir et le rehaussent de leur éclat. Ils forment le plus souvent des dessins géométriques où la symétrie est de règle; rarement des dessins floraux, mais plus fréquemment une calligraphie polychrome.

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Les poufs

Les poufs font partie intégrante de l'intérieur traditionnel marocain. Qu'ils soient cubiques ou rectangulaires, ils ornent les salons de leurs couleurs chatoyantes. Ces grands coussins sont unis ou multicolores. Entièrement cousus main, ils sont brodés avec des fils de soie ou des fils de cuir colorés comme on peut le voir à Tétouan. Les artistes expriment leur créativité dans les décors : motif central brodé ou motifs latéraux en cuir bicolores, impressions sur cuir à l'aide de clichés en bronze et de presse, motifs peints au centre ou dans les coins... Les combinaisons sont multiples.

Outils

Les outils sont assez sommaires. Tout l'art de l'artisan passe notamment par leur subtil maniement. Sur la planche de travail de l'artisan du cuir, on trouve des poinçons, des matrices en bronze, des grandes aiguilles, des couteaux, des polissoirs en pierre, un bout de roseau taillé ou encore des pinceaux en poils de chèvre.

Matière première

L'utilisation de la peau de chèvre est largement répandue, surtout pour les poufs de 80 cm de diamètre. Mais on emploie également des peaux de veau et de mouton.

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Les babouches

Les babouches sont indissociables du costume traditionnel marocain. Leur forme classique est partout la même, à bout pointu pour les citadins, à bout carré pour les ruraux. Les babouches portées par les hommes sont le plus souvent jaunes, teintes à la grenade, ou blanches. Celles des femmes ont des couleurs variées et s'agrémentent de broderies exécutées avec des fils de soie, d'or ou d'argent. Les outils restent sommaires, tout l'art de la babouche tient dans le talent de l'artisan. La confection des babouches est délicate. Le cuir jaune étant très salissant, les tâches sont indélébiles, l'artisan doit donc garder les mains propres et sèches.

Matière première

La partie supérieure de la babouche est en chèvre grenée. Pour la semelle, la partie en contact avec la voûte plantaire est également de la peau de chèvre grenée; quant à la partie en contact direct avec le sol, elle est exécutée en peau de veau.

Le saviez-vous ?

Les connaisseurs ont un moyen infaillible pour tester la qualité des babouches : il faut plier la babouche pointe contre talon et lâcher d'un coup sec. Une bonne babouche reprendra sa forme initiale sans que son cuir ne se ride ou se fêle.

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