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Les Métaux

L'argent, le cuivre, le fer forgé... autant de matériaux qui ont inspiré les artisans du métal à travers les procédés de dinanderie, maillechort, ferronnerie et sans oublier la damasquinerie et l'armurerie. De leurs mains naissent des objets qui ont nécessité force, agilité et finesse d'exécution. Quant aux bijoux, qu'ils soient en or ou en argent, incrustés de pierres précieuse ou semi-précieuses, leur fabrication procède de techniques immuables et d'une créativité intarissable de la part des artisans marocains.

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La Dinanderie

On doit distingué plusieurs métaux :

  • Feuilles de cuivre rouge (cuivre natif),
  • cuivre jaune (laiton),
  • maillechort (alliance de cuivre,nickel et zinc imitant l'argent);

sa qualité dépend de sa teneur en nickel, ruolz (métal argenté). Il n'offre qu'une couche argentée extérieure. Il s'use et perd sa couleur avec le temps. En martelant et en chauffant une feuille découpée en rond, on obtient un petit pot fermé. Pour obtenir un bracelet, la soudure est indispensable. En trouant, gravant, martelant, on obtient des tables, des coffres, des plateaux, flacons de parfums, lanternes... Les pièces sont en général embouties et chaque fabricant les marquera de son poinçon.

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Maillechort

Il est très difficile de distinguer le ruolz, le maillechort et l'argent. Le premier n'offre qu'une couche argentée extérieure, la qualité du second dépend de sa teneur en nickel, quant au troisième, il ne s'utilise plus qu'en bijouterie.

Matière première

Alliage de cuivre, de zinc et de nickel, dont l'éclat blanc rappelle celui de l'argent. Cet art est une spécialité de Marrakech et de Fès.

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La ferronnerie

Les artisans ferronniers sont très appréciés dans les grandes villes (Fès, Meknès, Marrakech), là où le fer est de plus en plus employé à la réalisation de pièces qui remplacent peu à peu les moucharabiehs, dont le travail est plus fastidieux. Les grilles destinées à décorer fenêtres et balcons, ainsi que les belles grilles en fer forgé sont l'œuvre d'artisans citadins attachés à la tradition andalouse.

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Damasquinerie

Cet art délicat est utilisé dans la décoration d'éperons, d'étriers, de gardes de sabre mais aussi pour la fabrication de vases, d'assiettes, bracelets, bagues, brûle-parfums.... Au Maroc, cet art de l'incrustation d'un métal dans un autre fleurit surtout à Meknès. La damasquinerie consiste à incruster dans le métal des fils lisses ou torsadés en cuivre, en argent et en or.

Technique

L'objet en fer est chaudronné et limé pour supprimer les traces de soudure. L'artisan chauffe la partie à incruster, et, avec un couteau en acier dur, prépare son dessin par des hachures grossières. En passant à travers la flamme d'un réchaud à gaz, l'objet prend une couleur bleuâtre qui permet à l'artisans de mieux discerner le dessin qui sera tracé avec le fil d'argent. Il forme alors le motif directement sur la pièce en fer en appliquant le fil d'argent ou de cuivre qu'il martèle délicatement. En pénétrant, le fil se soude au support. L'objet passe une nouvelle fois au feu avant d'être poli, de préférence à l'aide d'une pierre d'agate. On plonge la pièce directement dans la forge pour lui donner cette couleur noire qui fait ressortir l'argent. L'application d'une huile minérale évite l'oxydation.

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Bijouterie

Le bijou complément indispensable du costume, joue un rôle essentiel dans la vie sociale féminine. Les bijoux citadins, en or ou en argent doré, finement ciselés, ajourés, filigranés, rehaussés de pierres ou de perles, rappellent les bijoux de l'Andalousie médiévale. Les bijoux ruraux, en argent, aux motifs plus austères mais de formes très variées, témoignent des influences espagnoles et africaines qui se sont mêlées sur le sol berbère.

La fabrication restant le plus souvent traditionnelle, c'est près d'une simple forge dans laquelle les braises sont rougies par un petit soufflet, que les bijoux sont travaillés avec art sur une minuscule enclume.Plus d'info

Armurerie

L'argent, surtout lorsqu'il est travaillé à la campagne, est employé dans la fabrication des armes blanches (Taroudannt, Tiznit). Les amateurs apprécieront la koumiya, poignard à lame recourbée que, les jours de fête ou de souk, paysans et montagnards portent en bandoulière par-dessus la djellaba; son manche et son fourreau en cuivre ou en argent ciselé en font un véritable bijou.

Technique

Le fourreau est fait de deux morceaux symétrique découpés dans des plaques puis incurvés et soudés. La décoration est ensuite entièrement faite au burin et au compas sans l'aide de matrice. L'artisan travaille sur un grand morceau de tissu avant de récupérer les éclats de poussière d'argent que son burin fait voler autour de lui. C'est avec le pied et le genou qu'il maintient le poignard sur l'établi, ainsi garde-t-il les mains libres pour la ciselure. Les ornements extérieurs son travaillés à part dans des plaques ajoutés par soudure. Les ornements les plus importants, souvent deux croix de chaque côté d'un fourreau et une boule à la pointe, sont coulés dans la seiche avant d'être ajoutés par soudure. L'arme elle-même a un manche en argent, en ébène ou en bois brûlé qui le fait ressembler à l'ébène. La lame est achetée généralement en Europe.

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L'histoire du travail des métaux au Maroc

Le travail des métaux est un des fleurons de l'artisanat marocain. La variété des matériaux et des techniques est le fruit de nombreuses influences étrangères qui furent assimilées avec beaucoup de bonheur. Ainsi, si la damasquinerie est originaire de Syrie, les bijoux citadins doivent, eux, leur raffinement aux juifs chassés d'Espagne au 15ème siècle et accueillis au Maroc. Autant de rencontres qui ont donné une solide réputation aux arts des métaux au Maroc !

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Une petite Histoire des Bijoux au Maroc

Expression de la sensibilité et de la coquetterie féminine, les bijoux sont un art traditionnel florissant et largement répandu au Maroc depuis plusieurs siècles. On a découvert des bijoux en métal non précieux remontant à la préhistoire, ainsi que des moules à bijoux des 9ème et 10ème siècles. C'est probablement sous l'influence des orfèvres Juifs que se développa la fabrication des bijoux raffinés au Maroc.

Ainsi, les bijoux de Fès et d'Essaouira sont-ils réputés pour leurs qualités et leur finesse. Toutefois, le nombre des artisans juifs s'est considérablement réduit depuis l'Indépendance du Maroc. Heureusement, leurs secrets de fabrication se perpétuent chez leurs successeurs musulmans officiant le plus souvent dans les souks de bijoutiers des mellahs (anciens quartiers juifs) de grandes villes comme Fès et Marrakech.

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Histoire de la dinanderie et la ferronnerie au Maroc

La dinanderie et la ferronnerie, prospèrent au Maroc depuis l'époque des Almohades, au XIIème siècle. Ce travail sur métal est devenu une véritable spécialité marocaine au 14ème siècle lorsque le sultan Abou Inan commanda pour la mosquée Karaouine de magnifiques chandeliers en bronze, ainsi que l'habillage des portes par des plaques de cuivre. Dans cette tradition urbaine, les portes et les poutres étaient cloutées avec des clous en fer et en laiton. Chez les riches familles citadines, les heurtoirs de portes étaient généralement en bronze, cuivre et laiton et adoptaient la forme de la main de Fatima ou d'un pentacle. Le fer était surtout utilisé par les familles pauvres des campagnes.

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